Comment améliorer son estime de soi ?
- il y a 3 jours
- 6 min de lecture
Amour et estime de soi comme socle performance ?
Il y a un moment.
Un seul.
Juste un matin ordinaire où tu réalises, au fond de toi, que tu es épuisé.
Epuisé d'attendre, d'espérer un message, de guetter un regard.
Epuisé de chercher dans les réactions des autres la confirmation silencieuse que tu existes vraiment, que tu comptes, que ta place est légitime.

Ce matin-là change quelque chose.
Tu touches quelque chose de vrai : l'amour que tu cherches si intensément à l'extérieur est souvent celui que tu ne t'autorises pas encore à te donner à toi-même.
Ce n'est pas une phrase confortable. Je le sais.
Après vingt ans d'accompagnement, j'ai appris à ne pas l'adoucir parce qu'il est primordial de l'entendre tout au fond de soi.
Manque d'estime de soi : quand on cherche chez l'autre sa propre valeur
Nous voulons être choisis, alors que nous ne nous choisissons pas vraiment. Nous voulons être rassurés, alors qu'à l'intérieur une partie de nous doute encore de sa valeur.
Nous voulons être aimés d'une certaine façon, alors qu'il y a des endroits en nous qui n'ont jamais reçu assez de douceur.
Tant que nous ne le voyons pas, nous tendons la main. Vers un parent, un partenaire, un ami, un client, un patron.
On attend un signe.
Un "bravo", un "tu comptes pour moi", un "je te vois".
Quand ce signe ne vient pas, ou pas comme on l'espérait, quelque chose se contracte en nous. On se sent invisible, insuffisant, non choisi.
Et cela a forcément des conséquences sur notre confiance en nous et sur notre performance.
Alors on fait plus.
On donne davantage, on s'adapte encore, on devient encore plus disponible, encore plus irréprochable, encore plus gentil.
On apprend à mériter l'amour, et c'est là que l'on commence, silencieusement, à se perdre.
Un amour que l'on doit constamment gagner finit par ressembler à un examen permanent.
On ne vit plus, on passe des épreuves, on surveille ses mots, on retient ses besoins. On dit oui alors que tout le corps dit non. On sourit alors qu'à l'intérieur quelque chose pleure.
Et parfois, on appelle ça être fort.
Ce n'est pourtant pas de la force, c'est une peur immense. Celle de ne plus être aimé si l'on cesse d'être utile.
Je l'ai vu, des centaines de fois. Des milliers.
Des femmes brillantes qui portent une famille, une entreprise, des responsabilités entières, et qui n'osent toujours pas demander une vraie présence.
Des entrepreneurs qui cherchent dans leur chiffre d'affaires la preuve qu'ils ont de la valeur.
Des dirigeants capables de décider pour des équipes entières, incapables pourtant de se poser cette question simple : "De quoi ai-je réellement besoin aujourd'hui ?"
Des personnes sensibles, généreuses, qui donnent jusqu'à ne plus sentir où elles finissent et où les autres commencent.
Le point commun ?
Ce n'est jamais un manque de capacité.
C'est un manque d'autorisation intérieure. L'autorisation de se respecter, de poser une limite, de ne pas plaire. L'autorisation d'exister sans devoir le justifier en permanence.
Comment reconstruire son estime de soi : le vrai point de départ
Ce n'est pas le jour où tout le monde t'aime, ni le jour où tout le monde te valide.
C'est le jour où tu arrêtes de remettre ton centre de gravité dans les mains des autres.
Reprendre ce centre de gravité, ce n'est pas devenir dur ni se fermer. Ce n'est pas non plus se convaincre qu'on n'a besoin de personne. C'est plus subtil, et beaucoup plus puissant.
Reprendre ce centre de gravité, c'est comprendre que tu peux aimer sans te quitter. Être en lien sans te trahir, donner sans te vider.
C'est t'autoriser à recevoir sans mendier. Dire non sans passer trois jours à t'en vouloir.
Ton besoin d'amour est légitime, profondément légitime, mais il ne peut pas être entièrement délégué à l'extérieur.
L'autre peut t'aimer, te soutenir, te rejoindre. Il ne peut cependant pas porter à ta place la responsabilité de ton estime de toi.
Sinon, tu n'es plus en relation.
Tu es suspendu à une humeur, à une disponibilité, à une réponse qui n'arrive pas.
Et ça, c'est épuisant.
L'estime de soi n'est pas une posture arrogante.
Elle ne dit pas : "Je vaux plus que toi."
Elle dit simplement : "J'ai aussi de la valeur."
J'ai aussi le droit d'être entendu., le droit d'exister avec mes besoins, mes limites, mes contradictions, mes élans.
L'estime de soi, c'est le sol sous tes pieds.
Quand il manque, tu cherches partout quelqu'un pour te tenir debout. Quand il revient, tu peux aimer sans t'accrocher.
Et ça change absolument tout.
Comment remédier à ce manque d'estime de soi
Voici une question que je pose souvent en séance.
"Qu'est-ce que j'attends des autres aujourd'hui ?"
Un merci ? Un regard bienveillant ? Une reconnaissance ? Une permission ? Un signe que tu comptes ?
Puis la deuxième question, celle qui déplace vraiment :
"Comment puis-je commencer à me l'offrir moi-même ?"
Juste maintenant, sans mise en scène.
Si tu attends de la douceur, tu peux te parler avec un peu moins de violence intérieure. Si tu attends qu'on te choisisse, tu peux poser aujourd'hui un acte qui montre que tu te choisis. Si tu attends qu'on respecte tes limites, tu peux commencer par ne plus les franchir toi-même.
Revenir à soi, c'est très concret.

Ça ne se matérialises pas forcément en faisant une heure de méditation ou en décidant de tout quitter.
Ça peut juste être de poser un acte comme : fermer l'ordinateur quand le corps n'en peut plus. Ne pas rappeler quelqu'un parce que tu sens que tu vas te forcer. Dire "là, je ne peux pas" sans quinze explications derrière. Manger assis, respirer, revenir dans ton corps.
C'est parfois juste poser la main sur ton cœur et te dire : "Je suis là. Je ne vais plus m'abandonner pour être aimé."
Cette phrase peut paraître simple mais pour certaines personnes, elle est immense.
Ces personnes se sont souvent abandonnées très tôt. Pour ne pas déranger, pour rester dans le lien, pour ne pas perdre l'amour.
Elles ont appris à être solides, utiles, adaptées.
Elles ont oublié et souvent n'ont pas eu conscience de l'importance d'être vivantes à l'intérieur.
Revenir à soi demande du courage.
Celui de décevoir, de ne plus tout porter, de cesser de courir après ceux qui ne savent pas te rejoindre. Cela induit ne plus confondre amour et sacrifice de soi-même.
Tu n'as rien à prouver pour mériter l'amour. Rien.
Ta dignité ne dépend pas de ton niveau de performance. Ta valeur ne dépend pas de ton utilité.
Tu es digne d'amour avant même d'être efficace, avant même d'avoir tout compris. Simplement parce que tu es.
Exercices concrets pour renforcer l'estime de soi au quotidien
En évitant de se poser cette question : "Qui va enfin m'aimer comme j'en ai besoin ?"
Mais plutôt :
"À quel endroit ai-je cessé de m'aimer moi-même, en attendant que quelqu'un d'autre le fasse à ma place ?"

Cette question peut piquer. Elle peut même remuer quelque chose que tu avais
soigneusement rangé.
Elle peut aussi ouvrir une porte.
Si tu as cessé de te choisir, tu peux recommencer. Si tu t'es oublié, tu peux revenir. Si tu as donné ton pouvoir, tu peux le reprendre.
Pour toi.
C'est cela, reprendre son pouvoir personnel.
Ne plus mendier sa valeur, ne plus négocier sa dignité. Ne plus s'effacer pour être gardé.
Se tenir là, debout, avec douceur et fermeté.
Entrer dans les relations non plus comme quelqu'un qui demande inconsciemment "est-ce que j'ai le droit d'exister ?" mais depuis un endroit plus solide :
"J'existe déjà. Maintenant, voyons si nous pouvons vraiment nous rencontrer."
L'estime de soi, un des quatre piliers de l'alignement
Dans la méthode AXION que j'ai créée après 20 ans d'accompagnement, l'estime de soi n'est pas un sujet à part. Elle traverse les quatre piliers — le corps, le mental, les émotions, l'énergie — parce qu'elle conditionne la façon dont tu habites chacun d'eux.
Quand l'estime de soi vacille, le corps se contracte, le mental se surcharge, les émotions débordent ou se coupent, et l'énergie fuit. Quand elle se reconstruit, tout se réaligne.
C'est précisément ce sur quoi nous travaillons en accompagnement.
Il est temps de revenir à toi.
Maintenant, là où tu es. Avec ce que tu ressens, ce que tu portes, ce qui tremble encore.
Reviens.
Tu es chez toi.
Si ces mots résonnent, si tu sens que quelque chose en toi attend d'être regardé vraiment, je t'invite à me contacter.
C'est exactement là que commence l'accompagnement que je propose.
_edited.jpg)



Commentaires