Blocages d'entrepreneurs, comment avancer avec ça ?
Comprendre et libérer vos blocages d’entrepreneur
9 h 12. Votre proposition est prête.
Vous avez identifié la bonne personne. Vous connaissez votre sujet. Il reste à cliquer sur « Envoyer ».
À 9 h 47, vous avez changé deux formulations, ajouté un paragraphe et vérifié le site du destinataire.
À 10 h 15, vous décidez qu’une présentation plus esthétique serait préférable.
Vous avez travaillé. La proposition, elle, n’est pas partie.

Voilà un blocage d’entrepreneur particulièrement discret : vous produisez beaucoup autour de l’action qui compte, sans réaliser cette action.
Vu de l’extérieur, vous êtes investi, dans votre tête, vous êtes occupé. Mais votre activité attend toujours la rencontre avec le réel : une réponse, une négociation, un engagement, un retour.
La question intéressante est celle-ci : que se passe-t-il précisément entre votre capacité à faire et votre passage à l’action ?
Vous êtes capable alors pourquoi est ce que ça coince ?
Un entrepreneur peut prendre des décisions complexes et hésiter pendant trois jours avant d’annoncer son tarif.
Un dirigeant peut défendre brillamment son entreprise, puis perdre ses mots lorsqu’il doit exprimer un désaccord personnel.
Un solopreneur peut aider ses clients à se rendre visibles et conserver ses propres vidéos dans son téléphone.
Le problème mérite mieux qu’un « Tu manques de confiance ».
Vous avez des capacités, vous les utilisez déjà, mais certaines situations semblent en fermer l’accès.
Pour identifier le frein, commençons par localiser ce décalage : où êtes-vous libre, précis, efficace ?
Où commencez-vous à vous retenir, vous disperser ou vous justifier ?
La différence entre ces deux situations donne souvent davantage d’informations qu’une longue réflexion sur votre personnalité.
Premier piège : confondre préparation et progression
Imaginons une consultante qui veut développer son activité.
Elle refait son site, améliore sa plaquette et suit une formation commerciale. Tout cela peut être utile. Mais pendant six semaines, elle ne présente son offre à aucun prospect.
Elle prépare la vente mais ne crée pas encore de conversation commerciale.
Pour sortir de ce flou, posez cette question : quelle action mettrait mon projet au contact d’une réponse extérieure ?
Un rendez-vous demandé, une offre présentée, une hypothèse testée auprès d’un client. Une discussion ouverte avec un partenaire.
Ce sont des actions différentes d’un travail de préparation. Elles ne garantissent pas un contrat, mais elles produisent une information que vous ne pouvez pas obtenir seul.
Votre projet gagne alors quelque chose de précieux : la possibilité d’être ajusté à partir de faits.
Ce que la recherche apporte : reporter peut soulager
Pourquoi choisir une tâche secondaire lorsque l’action importante est parfaitement identifiée ?
Dans leur publication de 2013, les chercheurs Fuschia Sirois et Timothy Pychyl examinent la procrastination sous l’angle de la régulation de l’humeur à court terme.
L’idée : éviter une tâche désagréable peut améliorer momentanément ce que l’on ressent, tout en reportant ses conséquences sur soi plus tard.
Cela ouvre une piste concrète.
Lorsque vous fermez votre proposition et commencez à ranger vos dossiers, demandez-vous ce qui vient de diminuer : l’incertitude ? La peur d’un refus ? Le sentiment d’être évalué ?
La recherche ne permet pas de déduire votre mécanisme personnel. Elle invite à regarder le bénéfice immédiat du report.
Mise en pratique : complétez cette phrase, sans chercher une réponse élégante : « Lorsque je reporte cette action, pendant quelques minutes, je n’ai plus à ressentir… »
Vous obtenez une piste de travail, pas un verdict sur vous-même.
Deuxième piège : votre exigence n’a plus de ligne d’arrivée

« Je veux que ce soit vraiment bien. »
Très bien. Mais à quoi reconnaissez-vous que c’est prêt ?
Si vous ne pouvez pas répondre, chaque amélioration peut en appeler une autre.
Une méta-analyse publiée en 2017 par Sirois, Molnar et Hirsch distingue deux dimensions du perfectionnisme.
Sur 43 échantillons représentant 10 000 participants, les préoccupations perfectionnistes sont positivement associées à la procrastination.
La recherche observe une association inverse avec la recherche de standards élevés.
Autrement dit, avoir de l’ambition et craindre constamment l’erreur ne sont pas interchangeables. Il s’agit d’associations, pas d’une preuve de causalité ni d’un résultat spécifique aux entrepreneurs.
L’application pratique est simple : séparez la qualité du travail de votre besoin d’être rassuré.
Avant de commencer, définissez trois critères de sortie. Pour une proposition commerciale :
Le destinataire comprend le problème auquel je réponds.
Il comprend ce que je propose et les conditions.
Il sait quelle prochaine étape je lui suggère.
Une fois ces critères remplis, quelle amélioration justifie réellement de retarder l’envoi ?
Troisième piège : l’action met votre valeur personnelle en jeu
Vous souhaitez demander un prix, mais intérieurement, vous avez l’impression de demander si vous valez ce prix.
Vous souhaitez publier une idée, mais vous avez l’impression de soumettre votre intelligence au jugement public.
Vous souhaitez proposer une collaboration, mais un refus pourrait vous donner le sentiment de ne pas être à la hauteur.
L’action professionnelle se charge alors d’un enjeu personnel considérable.
Nous pouvons travailler à remettre chaque chose à sa place. Un prospect peut refuser pour son budget, son calendrier ou ses priorités. Ce refus ne suffit pas à conclure que votre expertise n’a aucune valeur.
Cela paraît évident à lire. Le point décisif est de pouvoir conserver cette distinction lorsque vous attendez la réponse.
Le prix avant la remise : une scène à observer
Prenons un exemple illustratif.
Un entrepreneur présente un accompagnement à 2 400 euros. Son interlocuteur reste silencieux quelques secondes.
Il ajoute immédiatement : « Après, on peut adapter. Je peux vous faire quelque chose de plus léger. »
Le client n’avait encore rien demandé.
Le travail pourrait concerner la négociation. Mais il peut aussi commencer par ces quelques secondes : qu’a imaginé l’entrepreneur ? Qu’a-t-il ressenti ? Pourquoi le silence est-il devenu une urgence à résoudre ?
Test concret : annoncez votre proposition, puis laissez à l’autre le temps de répondre. Observez ce qui vous pousse à reprendre la parole.
Nous disposons alors d’une situation précise pour travailler l’assertivité, la posture et les freins qui empêchent de les mobiliser.
Tous les obstacles ne sont pas des blocages profonds
Avant de chercher un mécanisme ancien, vérifiez le terrain.
Votre objectif est-il clair ? Votre offre répond-elle à un besoin ? Avez-vous le temps et les moyens nécessaires ? Votre hésitation vous signale-t-elle un risque que vous devez examiner ?
Une absence de trésorerie demande une réponse financière. Une compétence manquante demande un apprentissage. Un partenariat mal défini demande une conversation.
Je prends ces réalités en considération.

Le travail sur les freins devient particulièrement pertinent lorsque vous disposez d’une étape réalisable, mais que vous retrouvez la même résistance dans plusieurs situations.
Nous pouvons alors examiner ce qui se répète, sans transformer chaque difficulté en problème personnel.
Des habitudes anciennes peuvent limiter votre liberté actuelle
Certains réflexes ont longtemps été utiles.
Être irréprochable, ne pas déranger, anticiper les attentes, s’adapter rapidement, ne jamais dépendre de quelqu’un.
Ils peuvent vous avoir aidé à avancer, mais lorsque leur activation devient automatique, ils réduisent vos possibilités.
Vous ne choisissez plus d’être disponible : vous vous sentez obligé de répondre. Vous ne choisissez plus un niveau de qualité : vous n’arrivez pas à terminer. Vous ne choisissez plus la prudence : vous attendez une certitude impossible.
Le but est de retrouver du choix.
Pouvoir être exigeant sans rester prisonnier de l’exigence. Pouvoir écouter sans s’effacer. Pouvoir prendre un risque mesuré sans devoir supprimer toute appréhension.
Avec AXION, nous regardons ce qui se passe au moment décisif
La méthode AXION mobilise quatre piliers : le corps, le mental, les émotions et l’énergie.
Reprenons la proposition qui reste dans les brouillons.
Corps : ce qui change quand vous approchez de l’envoi
Votre respiration devient-elle plus courte ? Votre posture se contracte-t-elle ? Vous levez-vous brusquement pour faire autre chose ?
Ces manifestations servent de repères. Nous travaillons des appuis adaptés pour vous aider à rester présent dans la situation.
Mental : l’histoire qui s’écrit avant la réponse
« Ils vont trouver cela trop cher. » « Je devrais avoir davantage de références. »
Nous distinguons les informations vérifiables des anticipations. Puis nous regardons ce qui nécessite une correction et ce qui entretient une attente sans fin.
Émotions : ce que l’action vous fait traverser
L’envoi peut susciter de l’appréhension. La négociation peut réveiller de la colère ou de la culpabilité.
Nous travaillons votre capacité à traverser ces émotions tout en conservant une réponse professionnelle choisie.
Énergie : ce que cette bataille vous coûte
Combien de fois revenez-vous sur le même document ? Combien d’attention absorbe-t-il ?
Dans AXION, nous regardons votre disponibilité pour agir, récupérer et soutenir votre engagement. Le potentiel doit pouvoir s’exprimer dans un quotidien soutenable.
Un plan précis vaut mieux qu’une promesse à soi-même
« Cette semaine, je prospecte. »
C’est une intention. Elle laisse encore beaucoup de décisions à prendre.
Dans leur méta-analyse de 2006, Peter Gollwitzer et Paschal Sheeran ont rassemblé 94 tests indépendants sur les intentions de mise en œuvre : des plans qui relient une situation précise à une action.
Ils observent un effet positif moyen à important sur l’atteinte des objectifs. Cela ne signifie pas que 94 % des personnes réussissent, ni que cette technique garantit vos résultats commerciaux.
Pour votre activité, l’application pourrait être :
« Mardi à 9 heures, après avoir ouvert mon ordinateur, j’envoie ma proposition à la personne identifiée, avant de consulter mes messages. »
Si vous souhaitez ensuite modifier une cinquième fois le document, vérifiez vos critères de sortie.
Vous réduisez ainsi le nombre de négociations à mener avec vous-même.
Identifier, libérer, intégrer : où se joue la transformation ?
Identifier, c’est préciser le mécanisme. « Je procrastine » devient : « Je retarde les démarches qui rendent mon ambition visible. »
Libérer, c’est travailler ce qui entretient cette difficulté, avec les leviers adaptés à votre situation.
Intégrer, c’est confronter les nouveaux repères au réel. Une proposition envoyée une limite exprimée, une décision tenue. Puis un retour sur ce qui s’est passé.
Une séance intéressante doit pouvoir nourrir votre manière d’agir ensuite.
Dans mon accompagnement des entrepreneurs et dirigeants, nous cherchons ce passage entre compréhension, liberté intérieure et action concrète.
Mesurez le mouvement, pas seulement le résultat final
Votre chiffre d’affaires compte, mais il ne dépend pas uniquement de votre posture.
Pour suivre vos progrès, observez aussi les comportements que vous souhaitiez rendre accessibles.

Vous présentez votre tarif sans vous excuser, vous formulez une demande directement, vous envoyez une proposition lorsqu’elle est prête, vous acceptez un retour sans remettre toute votre valeur en question.
Ces changements peuvent soutenir votre développement. Ils vous donnent aussi davantage de clarté pour comprendre ce qui fonctionne commercialement.
Vous testez enfin votre offre, au lieu de tester indéfiniment votre capacité à vous sentir prêt.
Coaching entrepreneur à Marseille, Aix-en-Provence et Toulon
Vous cherchez un coaching d’entrepreneur à Marseille, Aix-en-Provence ou Toulon pour franchir un cap que vous repoussez depuis longtemps ?
J’accompagne les entrepreneurs, solopreneurs et dirigeants à identifier et travailler les freins qui limitent l’expression de leur potentiel.
Les accompagnements sont possibles en présentiel selon les modalités convenues, ainsi qu’en visioconférence. Des déplacements à Montpellier, Avignon et Nice peuvent être organisés selon le projet.
Je suis Ingrid Atamian, consultante en performance humaine et organisationnelle. Mon approche vise une performance avec davantage de clarté, de liberté et de stabilité.
Questions fréquentes
Pourquoi est-ce que je bloque alors que je connais la solution ?
Savoir quoi faire ne règle pas toujours ce que l’action vous fait vivre. Vérifiez les obstacles pratiques, puis observez le moment précis où vous vous retenez.
Comment distinguer un frein d’un mauvais projet ?
Confrontez votre projet aux faits : besoins clients, ressources, risques et essais réalisés. Une hésitation peut apporter une information pertinente. L’accompagnement aide à clarifier cette distinction.
Peut-on travailler un blocage ancien ?
Oui, lorsqu’il relève du champ de l’accompagnement proposé. Nous partons de ses manifestations actuelles. Le coaching ne remplace pas un suivi médical ou thérapeutique.
Par quoi commencer ?
Choisissez une action reportée. Définissez ce qui la rend prête, ce qu’elle vous fait vivre et le premier geste réalisable. Vous aurez un point de départ concret.
Et vous, quelle action reste dans vos brouillons ?
Une offre ? Une conversation ? Une décision ? Une ambition que vous n’avez pas encore osé présenter ?
Vous n’avez pas besoin d’arriver avec une explication parfaite.
Écrivez-moi pour faire le point. Décrivez ce que vous aimeriez pouvoir faire et ce qui se passe au moment d’agir, nous regarderons ensemble ce qui demande une
clarification, un ajustement ou un travail plus profond.




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