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Performance durable : 10 idées reçues qui épuisent dirigeants, entrepreneurs et sportifs

27 oct.
7 min de lecture

Toujours plus, plus vite, plus fort, plus longtemps !


Performance durable

À force d’entendre ce discours, on finit par croire que la performance consiste à repousser toutes ses limites, à maîtriser chaque émotion et à rester disponible en permanence.

Comme si réussir demandait de devenir une machine.


Je ne partage pas cette vision.


J’accompagne des personnes ambitieuses, engagées, qui veulent obtenir des résultats. L’exigence a toute sa place. Mais lorsqu’elle conduit à ignorer son corps, à abîmer ses relations ou à perdre le sens de ce que l’on fait, il faut regarder ce que l’on est en train de construire.


Un chiffre d’affaires peut progresser pendant que le dirigeant s’épuise. Un sportif peut gagner en accumulant une fatigue qu’il ne pourra pas absorber indéfiniment. Le résultat existe.

La question est de savoir dans quelles conditions il pourra être renouvelé.


La performance durable, telle que je la défends, consiste à obtenir des résultats en développant sa maîtrise et en préservant les ressources humaines qui les rendent possibles.


Voici dix idées reçues à remettre à leur place.


1. La performance, ce n’est pas pousser toujours plus fort, toujours plus loin


La performance, c’est savoir ajuster son effort pour progresser et répondre présent au bon moment.


L’effort compte, l’entraînement, la répétition et la persévérance aussi. Mais lorsque les résultats stagnent, augmenter systématiquement l’intensité revient à choisir une réponse avant d’avoir compris le problème.


Une difficulté peut venir d’un geste technique, d’une stratégie mal adaptée, d’un manque de récupération ou d’une peur qui modifie l’exécution.


Dans une petite étude publiée en 2011, onze basketteurs universitaires de Stanford ont prolongé leur sommeil pendant cinq à sept semaines.

Leur sommeil nocturne mesuré a augmenté d’environ 111 minutes. Le temps moyen sur un exercice de sprint est passé de 16,2 à 15,5 secondes, avec également une amélioration de la précision des tirs.

L’effectif est limité et le protocole sans groupe témoin ne permet pas de généraliser ces résultats. Il montre néanmoins pourquoi la récupération mérite d’être examinée parmi les leviers de progression.


2. La performance, ce n’est pas devenir un robot


La performance, c’est rester capable de penser, de créer et de décider par soi-même.


Les routines sont utiles. Elles évitent de réinventer chaque geste et peuvent sécuriser l’exécution. Mais elles ont besoin d’une personne suffisamment présente pour repérer quand la situation change.


Prenons un exemple illustratif : un entrepreneur utilise toujours le même argumentaire. Il le connaît parfaitement.

Pourtant, face à un client préoccupé par un problème particulier, sa capacité à écouter et à adapter sa proposition devient décisive.

Même chose chez un sportif : préparer un plan de jeu demande aussi de savoir l’ajuster à l’adversaire et aux conditions du jour.


La technologie peut soutenir ce travail. Vous conservez la responsabilité de vos choix. Votre singularité, votre sensibilité et votre jugement font partie des ressources à entraîner.


3. La performance, ce n’est pas se fermer à ses émotions


La performance, c’est reconnaître ses émotions et apprendre à agir avec elles sans les laisser tout diriger.


« Il faut que je ne ressente plus rien. »


Cette ambition peut sembler rassurante lorsque l’enjeu devient important. Mais ressentir de la peur avant une compétition ou de l’agacement pendant une négociation ne signifie pas que l’on a perdu ses capacités.


Le travail consiste à identifier ce qui se passe, à retrouver de la disponibilité et à choisir son comportement.


Un joueur peut être déçu d’avoir perdu un point et préparer le suivant. Un dirigeant peut accueillir son irritation, différer sa réponse et revenir avec une demande claire.


La préparation mentale et la régulation émotionnelle se travaillent dans ces moments précis.

Nommer l’émotion, respirer sans forcer, revenir à une consigne utile : quelques repères peuvent être expérimentés, puis adaptés à la personne et à la situation.


4. La performance, ce n’est pas obtenir des résultats quoi qu’il en coûte


La performance, c’est viser un résultat en regardant aussi son coût humain et les conditions pour le renouveler.


Un résultat compte, son prix compte également : santé, sommeil, confiance, qualité du travail, disponibilité pour les autres.


L’analyse OMS-OIT publiée en 2021 associe le travail d’au moins 55 heures par semaine à un risque d’AVC supérieur de 35 %. who.int


Ces données concernent des risques à l’échelle des populations. Elles ne prédisent pas le destin d’une personne et ne signifient pas qu’une semaine exceptionnelle entraîne ces conséquences.


Elles donnent toutefois une bonne raison de questionner un fonctionnement où le dépassement devient permanent. Pour un entrepreneur, une croissance saine se regarde aussi à travers les moyens nécessaires pour la soutenir.


5. La performance, ce n’est pas utiliser les autres pour arriver à ses fins


La performance, c’est construire des relations de confiance où les engagements et les intérêts de chacun sont respectés.



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Une relation commerciale comporte un objectif. Une équipe vise des résultats.

Cela peut s’accompagner d’une écoute sincère, d’un cadre clair et du respect d’un refus.

Dans son projet Aristotle, Google a étudié 180 équipes.



La sécurité psychologique figurait parmi les principales dynamiques associées à leur efficacité : pouvoir poser une question, proposer une idée ou reconnaître une erreur sans craindre d’être humilié. rework.withgoogle.com


Il s’agit d’une recherche interne, dans un contexte particulier, et non d’une garantie universelle de réussite. Elle invite néanmoins à regarder la manière dont les personnes travaillent ensemble.


Une équipe qui cache les difficultés pour protéger les apparences se prive d’informations utiles. La confiance peut permettre de les faire circuler plus tôt, avec une exigence explicite sur les responsabilités et la qualité du travail.


6. La performance, ce n’est pas mettre corps, mental, émotions et énergie au maximum


La performance, c’est apprendre à régler ses ressources selon la situation et ses besoins réels.


J’utilise souvent l’image de la table de mixage. Monter tous les curseurs à fond ne garantit pas un bon son. Il faut entendre ce qui se passe et ajuster.


Une personne peut avoir besoin de mobiliser davantage d’engagement. Une autre de relâcher une tension qui perturbe son geste. Une autre encore de clarifier une décision qui lui prend toute sa disponibilité mentale.

Dans l’approche AXION, le corps, le mental, les émotions et l’énergie offrent quatre portes d’observation. L’énergie désigne ici la vitalité ressentie et les ressources disponibles au quotidien.

Cette lecture permet de poser des questions concrètes : comment récupérez-vous ? Qu’est-ce qui occupe votre esprit ? Quelles situations vous tendent ? À quels moments retrouvez-vous de l’élan ? Les ajustements se construisent à partir des réponses.


7. La performance, ce n’est pas être occupé en permanence


La performance, c’est orienter son attention vers les actions qui servent réellement son objectif.


Un agenda plein peut masquer des décisions repoussées. Répondre à cinquante messages donne le sentiment d’avoir beaucoup travaillé, même lorsque la proposition commerciale importante reste inachevée.


Pour un dirigeant, cela demande de distinguer ce qui appelle sa présence de ce qui peut être délégué, regroupé ou arrêté.


Pour un sportif, cela peut consister à cibler une situation de jeu plutôt qu’à ajouter du volume sans intention précise, en lien avec son entraîneur.


Essayez cette question en début de journée : « Quelle action ferait réellement avancer ma priorité ? ».

Puis réservez-lui une place identifiable. La performance se mesure aussi à ce qui progresse, à la qualité produite et aux décisions prises.


8. La performance, ce n’est pas ne jamais douter, échouer ou s’arrêter


La performance, c’est savoir se réajuster après une difficulté et reconnaître quand une pause devient nécessaire.


Un échec mérite une analyse. Une fatigue persistante mérite d’être entendue. Une alerte de santé mérite un avis adapté.


performance durable

Aux Jeux de Tokyo, disputés en 2021, Simone Biles s’est retirée de plusieurs épreuves alors qu’elle souffrait de « twisties », une perte dangereuse de repères dans l’espace.


À Paris en 2024, elle a remporté trois médailles d’or et une d’argent. reuters.com


Son parcours ne permet pas d’attribuer ce retour à une seule décision ni de promettre qu’une pause conduira à une médaille. Il rappelle qu’un arrêt et une trajectoire d’excellence peuvent coexister.


Chez un entrepreneur aussi, renoncer à un projet mal engagé peut libérer des moyens pour une direction plus pertinente. La persévérance gagne à s’accompagner de discernement.


9. La performance, ce n’est pas tout contrôler et tout porter seul


La performance, c’est savoir s’entourer, déléguer et demander le regard qui permet d’avancer.


La responsabilité peut devenir lourde lorsque chaque dossier, chaque arbitrage et chaque difficulté doivent passer par vous.

Le contrôle rassure parfois, tout en créant un goulot d’étranglement.


Déléguer demande un cadre : résultat attendu, moyens disponibles, marges de décision et points de suivi. Cela s’apprend.



Le sportif de haut niveau évolue lui aussi avec des compétences complémentaires : entraîneur, préparateur physique, professionnels de santé, accompagnement mental selon les besoins.

Demander de l’aide peut permettre de repérer ce que l’on ne voit plus. L’objectif d’un accompagnement est alors de renforcer la capacité à comprendre, choisir et agir, avec une autonomie croissante.


10. La performance, ce n’est pas réussir une vie qui ne vous ressemble plus


La performance, c’est construire une réussite exigeante, cohérente avec ses valeurs et suffisamment vivante pour avoir envie de la poursuivre.


Vous pouvez atteindre un objectif et constater qu’il ne répond plus à ce qui compte pour vous. Cette découverte mérite d’être explorée.

Qu’avez-vous envie de développer ? Qu’êtes-vous prêt à investir ? Quelles limites souhaitez-vous préserver ? Quelle place donnent vos ambitions à vos relations, à votre santé et à votre plaisir d’agir ?


Ces questions ont une portée concrète : choisir un client, accepter un contrat, organiser une saison ou redéfinir un cap.

L’alignement n’efface ni l’effort ni les contraintes. Il vous aide à savoir pourquoi vous les acceptez et à reconnaître le moment où un ajustement devient juste.


Développer une performance durable avec AXION


Lorsque vous continuez à avancer, mais que tout vous demande davantage d’efforts, je vous propose de regarder ce qui freine réellement votre fonctionnement.


Performance durable

Ma démarche suit trois étapes : identifier, libérer, intégrer.

Nous identifions les mécanismes et leur contexte, travaillons les leviers adaptés, puis confrontons de nouveaux repères à votre réalité.

Pour un entrepreneur, cela peut concerner une difficulté à présenter son offre, une décision repoussée ou une posture fragilisée.

Pour un sportif, une perte de confiance, une crispation en compétition ou une pression difficile à réguler.



J’interviens à Marseille, Aix-en-Provence et Toulon, ainsi qu’en visioconférence.

Des déplacements à Montpellier, Avignon et Nice peuvent être organisés selon le projet.


Vous voulez obtenir des résultats en retrouvant davantage de maîtrise, de clarté et de liberté dans votre manière d’agir ?


Questions fréquentes sur la performance humaine


Qu’est-ce que la performance durable ?

C’est la recherche de résultats renouvelables, en prenant en compte les ressources humaines, la qualité du travail et les conditions de récupération. Elle demande d’ajuster l’effort et d’apprendre de l’expérience.


Peut-on être exigeant tout en préservant son bien-être ?

Oui. L’exigence peut s’appuyer sur des objectifs clairs, un entraînement adapté et des retours précis. La charge et les moyens doivent aussi être cohérents. Le bien-être permanent n’est pas une condition à chaque résultat, mais les alertes persistantes méritent d’être prises au sérieux.


Quand se faire accompagner ?

Lorsqu’un blocage se répète, que les résultats deviennent irréguliers ou que l’effort augmente sans progression satisfaisante. Une souffrance persistante, une douleur ou un épuisement nécessitent également un avis de santé approprié : le coaching ne remplace pas les soins.

 
 
 

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